Extraits de l’exposition temporaire

"Nous, frontaliers dans la tourmente de la guerre" est une exposition en une vingtaine de panneaux relatant la seconde guerre mondiale telle qu’elle a été vécue sur notre frontière. Elle consiste en un grand nombre de témoignages et documents recueillis pour la réalisation de cette exposition. Elle sera présentée jusqu’à la fin août 2019.

JPEG - 128.4 ko
JPEG - 860 ko

Quelques témoignages dans l’exposition :

"Mussolini, je me souviens quand il est tombé le 25 juillet 1943, j’étais ici (à Oulx), avec de la peinture je suis allé barrer les symboles fascistes. J’avais seize ans. »(M. C. Alvazzi Del Frate Oulx)

"Peu de Mauriennais ont su que, dans la nuit du 10 au 11 juillet 1944, ils avaient été mis définitivement à l’abri des eaux de Bissorte et de la rage destructrice du général allemand qui avait programmé l’inondation de la vallée, dès que les allemands l’auraient abandonnée. Ces trois sauveteurs de la Maurienne ont toujours été très peu bavards sur leur exploit ; ils considéraient modestement qu’ils avaient fait le travail que leur chef leur avait demandé, au moment où le danger exigeait qu’ils le fassent. Voici ceux qui ont participé à ce sauvetage de la Maurienne : Le sous-chef de gare de Modane qui a alerté le responsable de la Résistance( il est mort en déportation) ; Le Capitaine Jégou (dit Lebreton dans la résistance) ; Adolphe Mercier, employé SNCF, qui a rassemblé dans sa maison ses trois camarades de La Praz qui devaient se charger du sabotage ; Germain Marisa de La Praz, ouvrier à l’usine de Prémont ; Félix Charvoz, de La Praz, ouvrier de l’usine Péchiney ;André Teppaz, de La Praz, âgé de 21 ans" (M. G. Tuaillon)

« On a couché dans la neige, et à deux heures du matin on nous a servi à la place du petit déjeuner du "monte en ligne". C’est à dire une drogue chargée en alcool. Et on est parti à l’attaque du fort de la Turra. » (M. Lago de la Cie Mistral)

« Mon père a fait partie de l’effectif des cinq gendarmes en poste au Pont du Nant, d’après les photos en ma possession l’entente entre les différents services de gendarmerie et douanes françaises et italiennes était cordiale au moins jusqu’à l’invasion de la zone libre du 11 novembre 1942. » (M. Blanc Modane)